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   plateau d'Argentine / La com. du PNR PL entre langue de bois, mensonge par omission et méthode Coué. Consulté 510 fois depuis le 18 novembre 2009

Photo Ch C Le 18/12/2009 10 h

Le plateau d'Argentine: un espace idéal pour les sports mécaniques

Descendant d'Hugues Capet, Frédéric Beigbeder aurait pu naître en Périgord : heureusement pour lui c'est à Neuilly qu'il a vu le jour. On peut dire qu'il l'a échappé belle !

 Je me méfie des biographies et plus encore des  autobiographies. Ce sont des exercices littéraires, à mi-chemin de l'hagiographie (ou du dénigrement partisan, voire de l'autoflagellation parfois) et du plaidoyer pro-domo, suspects à tous égards. Longtemps, avant qu'ils se dessillent, n'ont trouvé grâce à mes yeux que, remises en forme par d'habiles nègres, les confessions de marins, de mineurs de fond, de prêtres cauchois… ou de serruriers poitevins  publiées notamment chez Plon dans la collection «Terre Humaine ». Les unes et les autres eurent leur heure de gloire avant que peu à peu, le paysage social et politique s'étant radicalement transformé, leur lectorat s'érode.

Les éditeurs, flairant l'air du temps, ont dû  laisser tomber le filon, remis au jour par la culture soixant'huitarde, de ces témoignages prolétariens, ressucée du mouvement littéraire fondé dans l'entre deux guerres par Henry Poulaille. Comme il fallait bien offrir quelque chose à lire, qui soit en phase avec la vacuité intellectuelle des   « bobos » et des ménagères de moins de cinquante ans, les comités de lecture des grandes maisons dénichèrent rapidement des bataillons de pisse-copie dont les œuvrettes portées trop souvent à l' écran malmènent le cinéma français !

 

Snob décalé, dandy, contestataire d'opérette, bateleur médiatique, publicitaire éhonté … mais aussi homme de plume préféré des bourgeoises en espérance d'encanaillement machiste et d'orgasme adultérin, le happy few Frédéric Beigbeder devint très vite une de ces planches de salut de la république des lettres tombée  sous le joug des chiffres du tirage comme la télévision est inféodée maintenant aux résultats des performances audiométriques !

 

L'auteur Grasset  mérite mieux cependant que sa réputation frivole le donne à penser.  Windows on the World honorable prix Interallié 2003 , livre dépourvu de happy end retraçant un épisode fictionnel crédible d'un dramatique onze septembre ne tentera jamais, sauf modification de l'épilogue (La tentative d'adaptation de Max Pugh semble bien avoir fait long feu),  les cinéastes et les producteurs.  L' écriture et la trame du roman, performance rarement atteinte, demeurent toujours captivantes et c'est bien suffisant car si tous les écrivains ambitionnaient de faire oublier Shakespeare ou Céline combien d'entre eux entreprendraient-ils de noircir des feuilles blanches ?

      L'an passé Frédéric Beigbeder a obtenu le Prix Renaudot avec « Un roman français ». L'ouvrage, à la croisée de la retenue pudique et de l'exhibitionnisme, n'est pas sans défauts. Il est cependant habilement construit à partir d'un incident mineur : la garde à vue de l'auteur interpellé pour consommation de cocaïne et maintenu incarcéré dans les locaux de la police durant plus de  36 heures. Cette épreuve est propice à un de ces retours sur soi et à une réflexion sur le passé et l'avenir auxquels sont soumis un jour tous(tes) les quadras  ou quinquagénaires.

Elle inspire à l'auteur quelques belles pages (1) et autant de considérations frondeuses ou désabusées sur l'existence. Annoncé comme un « Roman » le texte relève  pourtant du récit autobiographique, qui, toutes réserves gardées, n'est pas sans rappeler les excellents « Nain jaune » et autre « Zubial » des Pascal et Alexandre Jardin.

Pouvais-je m'attendre, en m'aventurant dans la lecture de ce « roman français » si éloigné de mes choix littéraires ordinaires, à y dénicher la petite perle d'une référence au vieux, triste et douloureux pays périgourdin ? « Beigbeder au Pays de l'homme » Quoi de plus improbable ! Frédéric (et son frère Charles, ex patron de POWEO qui, aujourd'hui investit dans l'agroalimentaire) ont pourtant des attaches solides en val de Dronne.  Leur aïeule maternelle, « une » « de Chasteignier de La Rocheposay » fut propriétaire du château de Vaugoubert à Quinsac toujours détenu par ses descendants qui exploitent les terres de ce domaine principalement dévolu à ces « cultures céréalières industrielles » qui ne boudent sûrement pas les OGM !

 

Petit garçon, Frédéric Beigbeder eut certainement l'occasion d'arpenter en long et en large les allées du parc qu'ombragent les ramures exubérantes des feuillus ; Peut-être s'aventura-t-il jusqu'aux carrières d'où furent extraits, plus de 3 siècles auparavant, les quartiers de pierre destinés à la construction de la fastueuse demeure d'Antoine-Armand-Angélique d'Aydie ? La question mériterait de lui être posée. Sans doute, en y répondant, ferait-il aussi la narration d'une possible escapade clandestine  jusqu'au magnifique four à chaux rupestre dont l'orifice baille traîtreusement à fleur de terre au sud de la demeure acquise par ses ancêtres ?  (Quinsac: le four à chaux de Vaugoubert) (2)

 

Visitant les lieux en juin 2008 les adhérents racornis de la S.H.A.P (Sté historique et archéologique de Périgord, dite la grabataire de la rue du Plantier) n'ont apparemment pas recueilli, à en croire le compte-rendu publié dans leur bulletin trimestriel, les témoignages d'éventuelles frasques enfantines ou adolescentes du futur  Prix Renaudot dont le père, mari de Christine de Chasteignier était, (quelle honte !)  d'extraction plébéienne … comme l'atteste le lieu de résidence de la petite famille Beigbeder : Neuilly !

 

 

Ch.C le 31/1/2010 21h21 & le 1/2/2010 14h 45

 

(1) Télescopage de l'actualité aidant on savoure avec un vif plaisir cette apostrophe visant le procureur de la république de Paris, le désormais célébrissime  « Jicé » (Jean-claude Marin qui, en service commandé, s'acharne aujourd'hui sur Dominique de Villepin comme il se réjouissait, hier, de maintenir  le fêtard Beigbeder derrière les barreaux pour un délit qui n'aurait même pas mérité une « ligne » (de coke) dans n'importe quel quotidien !

(2) "Mon paradis c'est la plage de Cénitz à Guethary, le parc de la Villa Navarre à Pau, la colline du château de Vaugoubert à Quinsac, les reflets verts des avenues de Neuilly et des allées du Bois de Boulogne : c'est un monde révolu. La France dans laquelle j'ai grandi n'avait rien à voir avec celle d'aujourd'hui, je la décris sans nostalgie, comme une contrée imaginaire, comme si mon passé était une fiction. Il m'a semblé redécouvrir quelque chose ou quelqu'un, une époque, une famille, un pays, mais je peux me tromper, je n'ai pas le recul nécessaire." F.B


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Censurés

 

Le 21 janvier les auditeurs de France bleu Périgord ont pu entendre des propos alarmants tenus, au sortir de la grotte de Lascaux, par Yves Coppens tout juste nommé à la tête du nouveau comité scientifique chargé du sauvetage des peintures rupestres moribondes. En conclusion d'une interview accordée à Valérie Dejean, le célèbre paléoanthropologue déclare qu'il «  n'est pas très serein » s'agissant de l'avenir des fresques aujourd'hui envahies par les fameuses moisissures noires à pigment de mélanine.

            Curieusement, cette analyse qui confirme les craintes des défenseurs d'un site exceptionnel classé au patrimoine mondial de l'humanité, n'a pas été reprise dans les éditions suivantes du journal et, avec une unanimité remarquable, les autres médias audiovisuels comme l'ensemble de la presse écrite dont la servilité est bien connue ont fait l'impasse sur cet avis qu'on peut estimer autorisé bien qu'il n'émane pas d'un spécialiste.

Les  dérisoires boutades et autres considérations filandreuses du ministre de la culture ont été, en revanche, abondamment  relayées : toutes se voulaient rassurantes de sorte que le béotien en a sombré dans un abîme de perplexité. Puisqu'il n'y a pas de problème à Lascaux pourquoi donc organiser ce raout médiatique, si les taches sont en voie de résorption pourquoi destituer un précédent comité scientifique qui aura parfaitement su traiter la contamination bactériologique et lui substituer un nouvel aréopage de spécialistes de ces « sciences dures » sans lesquels la « Chapelle Sixtine de la préhistoire » serait fichue ? Pourquoi en outre la composition de la nouvelle équipe n'est-elle pas divulguée ? Serait-il si difficile que ça de dénicher des scientifiques soumis et discrets ou adeptes de la langue de bois? Va comprendre Charles !

À l'occasion de la visite de Frédéric Mitterrand on a pu toutefois  apprendre la disgrâce de Jean-Michel Geneste viré de son poste de conservateur de la grotte au profit d'une certaine Muriel Mauriac (1). L'ancien responsable du site  placardisé sans tambours ni trompettes, aura tout le temps désormais de ruminer sa vengeance puisqu'on lui a confié les rênes d'une incertaine et obscure direction  « des recherches menées sur place ».

          

 

Notre illustration empruntée à la PQR / Coppens (qui se fend la PIP(e) ?) au micro de Valérie Dejean « Je ne suis pas très serein »; en arrière-plan, en pull canari, J.M Geneste… qui fait grise mine !

 

Ch.C le 23/1/2010  lire aussi :Lascaux entre les mains de Coppens & « Lascaux 2, le retour » des nuisances !

 

(1) Muriel Mauriac-Le Héron (Quelque chose nous dit que nous aurons l'occasion de reparler de MMLH) qui connaît certainement beaucoup de monde dans les allées du pouvoir sarkozyste  n'est pas vraiment la personne ad hoc  pour un tel poste où son  prédécesseur bénéficiait, lui au moins, d'une réelle légimité !  voir le CV de Muriel ci-dessous. Ah les apparatchiks !

« Née en 1968, elle a poursuivi des études d'histoire de l'art et de muséographie à l'école du Louvre et à l'université de Paris IV Sorbonne (dont un D.E.A. sur Ignacio Zuloaga), avant d'intégrer en 1995 l'école nationale du patrimoine. Après avoir été inspecteur des monuments historiques en Lorraine, elle est, depuis 1999, conservateur régional adjoint des monuments historiques à la direction régionale des affaires culturelles d'Ile-de-France ». Aujourd'hui Mme Mauriac a pris du galon avec une nommination à la DRAC Aquitaine en qualité de conservateur régional.

 

Jovelle : le sanctuaire prend l'eau !

Dans un récent article publié le 7 octobre 2009 (Jovelle, chronique d'une disparition annoncée !) j'avais fait part de mes inquiétudes suscitées par la manière désinvolte avec laquelle le Conseil général de la Dordogne et le Service départemental de l'Archéologie dirigé par M. Serge Maury traitaient, avec la complicité de la Direction des affaires culturelles d'Aquitaine (1), le dossier de la préservation de la grotte ornée paléolithique qu'il m'avait été donné de découvrir au sud-ouest de La Tour Blanche en novembre 1983.

J'avais alors dénoncé l'impact négatif des premières interventions effectuées sur le site par les équipes de l'exécutif local qui venait, en toute opacité, d'acquérir pour trois francs six sous, en roulant, bien entendu, dans la farine son propriétaire, le sanctuaire orné d'exceptionnelles figurations animalières tracées sur ses parois 250 à 300 siècles plus tôt !

La plus néfaste était le débroussaillement total des abords du porche livrant aux intempéries des gravures rupestres localisées pour partie à l'extérieur de la cavité dont l'entrée avait été largement amputée à la suite d'un effondrement ancien de la voûte et de l'extrémité de la paroi sud puis par les travaux de carriers opérant  sur place à la fin du XIXème siècle.

Préservées auparavant par une abondante végétation  de nombreuses représentations d'équidés et de proboscidiens sont soumises depuis peu aux effets pernicieux des ruissellements d'eau et sont exposées à la gélifraction. Leur survie est aujourd'hui largement hypothéquée.

Mes photos (Ch.C 21/1/2010) témoignent du lessivage actuel des parois gravées situées à l'extérieur du porche. Un bon coup de gel par dessus et…exit mammouths et équidés !

 

 

Le site, classé pourtant MHC depuis 1989, ne bénéficie pas de la moindre attention des troupes du Sénateur Bernard Cazeau uniquement préoccupées par le préhistoland Vézèrien. Faute d'une protection, même légère et provisoire, une grande partie du décor Aurignaco-Gravettien de la grotte de Jovelle disparaîtra avant même que les peintures de Lascaux soient mises à mort par son préjudiciable clone Lascaux 2 …

Selon des sources bien informées  le Président du CG24 devrait très prochainement se rendre sur place pour apprécier la situation. Les notules de votre serviteur  publiées sur le web ne sont sûrement pas étrangères à ce déplacement… dont on doit redouter l'inanité. Cazeau ne met la main à la poche que pour sa danseuse: le PIP !

 Les édiles locaux  et leurs électeurs,  ne s'intéressent  quant à eux qu'au Disneyland minotier des Terres blanches (2) pour lequel il sont prêts à tous les sacrifices financiers. Question de priorité  sûrement  et de déficience culturelle certainement ! 

À suivre !

Ch.C le 21/1/2010

(1) Le conservateur régional, Mmme Muriel Mauriac-Le Héron (MMLH) a certainement beaucoup trop de soucis avec la moribonde grotte de Lascaux pour se pencher aussi sur le sort de Jovelle

(2) Le moulin des Terres blanches (de la Coulaude ou du Claud suivant les auteurs) ne bénéficie pas du moindre classement M.H. Il est vrai que cette construction  récente ( toute fin XVIIIème - début XXIème) n'a guère plus d'intérêt qu'un lavoir ou qu'un pigeonnier contemporain !

Article 322-2 du code pénal : Quiconque  détruit ou dégrade une découverte archéologique est passible de peines pouvant aller jusqu'à 300 000 F d'amende et 3 ans d'emprisonnement. Ces sanctions pourraient légitimement s'appliquer au CG24

 

Lire aussi : Jovelle : La machine à remonter le temps consulté 1658 fois depuis son classement en archives. Nombreuses illustrations en ligne.

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Argentine possède un exceptionnel patrimoine architectural et archéologique troglodytique mis en lumière par le chercheur charentais Gustave Chauvet.

lire la suite : Argentine : un projet loufoque d'aménagement des cluzeaux !

 

Photos Ch.Carcauzon reproduction interdite

Cliquez sur le lien pour lire notre article Mareuil / La Maison des Cluzeaux : l'éclosion d'une coquille vide (consulté 310 fois depuis sa mise archives)

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