Marianne fourgue ses bijoux de familleMARIANNE FOURGUE SES BIJOUX DE FAMILLE ! Progressivement l'état Umpiste se défausse sur les collectivités locales de ses responsabilités sociales, entrepreneuriales, éducatives, culturelles et depuis peu, patrimoniales
« J'ai proposé qu'à titre gratuit la propriété et la gestion de monuments historiques appartenant à l'état soient transférées aux collectivités locales. »
A l'occasion de l'inauguration du musée Vésunna de Périgueux le ministre de la culture, Jean-Jacques Aillagon n'a pas caché aux Périgourdins la volonté de l'Etat de se séparer d'une part non négligeable de son patrimoine. Sur les quelques 400 monuments ou sites nationaux qu'il détient, 102 d'entre eux pourraient être, à court terme, cédés aux collectivités locales. Plusieurs noms sont évoqués s'agissant de la Dordogne. Le château de Puyguilhem dont la gestion est assurée depuis plusieurs années par le département au travers de la société d'économie mixte SEMITOUR est cité en priorité. La liste des autres sites comprend l'abbaye de Boschaud aux ruines si déplorablement consolidées, la villa gallo-romaine de Montcaret, en Bergeracois ainsi que l'abri Vignaud aux Eyzies dont le surplomb rocheux abrita, prés de l'abri Pataud, le séjour de nos ancêtres du paléolithique. Ces transferts de propriété, auxquels invite de manière pressante le ministère, sont quelques- unes des conséquences des lois de décentralisation chères à Jean Pierre Raffarin. Si le Conseil Général acceptait ce qui paraît bien être une patate chaude, voire un cadeau empoisonné, on doute que les finances départementales se tirent sans mal de la transaction : C'est que le coût des restaurations, de l'entretien, de la valorisation et de l'animation de ces 4 sites risque fort d'obérer des budgets successifs que boucleront, de plus en plus difficilement chaque année, les élus locaux. Malgré tout le Conseil Général de la Dordogne n'a pas forcément la possibilité, si ce n'est la volonté, de faire la sourde oreille aux propositions de l'Etat. En cas de refus on imagine très bien quelle pourrait être la nature- castratrice- des coups de bâton en retour. Et puis Jean Jacques Aillagon n'a t-il pas entonné le chant des sirènes en promettant que le transfert serait accompagné de soutien en moyens et personnels ? Voilà sans doute pourquoi le N°2 de la rue Paul-Louis Courier semble plutôt gêné aux entournures lorsqu'il s'agit de faire connaître l'évolution du dossier. Silence prudent et ouverture de parapluie chez l'archéologue départemental tout comme dans les services de la conservation du patrimoine et de la direction de la communication ! Un bunker ne sera jamais une maison de verre ! Ch.C . Article ajouté le 2005-10-15 , consulté 215 fois CommentairesLiensVoir les articles de la catégorie " PATRIMOINE "Retour aux articles |
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