Périgord-Limousin N°27

En septembre le PNR PL mettait en distribution le 27ème numéro de son magazine : 16 pages qui font la part belle aux discours consensuels, à la langue de bois et à l'autosatisfaction !

  • Cette dernière livraison assure, sous  la forme d'un dossier de 5 pages titré « On active les papilles » la récurrente promotion  d' «un territoire de gastronomie » dont les productions emblématiques sont le veau sous la mère, le porc cul noir, le dindon, la châtaigne, le cèpe… En la matière les équipes du parc s'y entendent à merveille et multiplient les initiatives quitte à négliger leur mission première et essentielle : la protection des milieux naturels. Dans le domaine de la grande bouffe il y a surtout moins de coups à prendre qu'à s'opposer bec et ongles aux appétits des carriers qui mutilent les paysages et les biotopes censément protégés comme sur le plateau d'Argentine (voir Argentine : un plateau massacré !  ), et aux nuisances des agriculteurs productivistes ou aux risques environnementaux induits par les activités d' entreprises comme cette société Chimirec Delvert qui, à Thiviers, compte entreposer, ou même retraiter des produits dangereux juste en amont d'un des plus grands réseau hydrogéologique du cause périgourdin.(voir Une « perte » de … crédibilité !  )
    En ce qui concerne  justement  cette mission de protection le magazine se félicite de son « partenariat fructueux »  avec les conseils généraux de Dordogne et Haute-Vienne visant à multiplier les opérations de fauchage tardif en vue de sauvegarder des espèces végétales remarquables en bordure de route. Que le  rédacteur de cette info vienne donc, à la saison, faire un tour sur le plateau d'Argentine : il pourra constater sur place que les équipes municipales chargées de l'entretien de la voirie (sentiers de randonnées inclus) ratiboisent, au printemps et au début de l'été, quantité de stations d'orchidées (voir Argentine aime les fleurs ! ). L'article émet le joli son du pipeau !
    Pipeau aussi la mélodie de cette prétendue « montée en puissance du nombre d'agriculteurs impliqués dans des mesures agri-environnementales » dans la vallée de la Nizonne et aux abords de l'étang de la Pouge ; les superficies concernées ne dépassent pas 135 hectares appartenant à 13 exploitants seulement  Une misère par rapport aux 1800 km2 du parc Les  prairies naturelles de La Rochebeaucourt entre le bourg et le château des Fieux ne sont, quant à elles, préservées que par leur caractère de zones inondables expliquant la survie d'exceptionnelles concentrations de Fritillaires pintades.
    Pipeau encore et toujours cette mise en avant du débardage par traction animale. Il suffit d'arpenter les bois du parc et les rives de ses cours d'eau (la forêt ici n'existe plus depuis bien longtemps) pour se rendre compte que les embâcles et les chablis accessibles ont été enlevés à l'aide d'engins mécaniques qui ont  durablement  mutilé les sols des parcelles où ils sont intervenus !  Les chevaux évoqués n'ont guère laissé d'empreintes sur les terrains détrempées et boueux !
    Au fil des numéros de « Périgord-Limousin » Pascal Méchineau brosse le portrait de ces notables qui ne comptent pas pour du beurre dans l'aire du parc puisqu'ils sont dans l'air du temps régional-socialiste. On a eu droit, dans le désordre, aux panégyriques  d'un archéologue nontronnais, d'un éleveur de chiens, d'un « bolengier », d'une fonctionnaire territoriale… En ce mois de septembre c'est Jean Bardoulat qui tient la vedette. Jean est, bien au delà de sa cité Piégutaine, une icône culturelle ! Ancien libraire, dépositaire de presse, et marchand de « pétun » à l'ombre du donjon, l'homme (de réseau )connaît  mieux que quiconque le gratin du Who's who local ! Pascal nous l'accouche, entre autres souvenirs merveilleux, du récit de son invitation à la garden' party qu'organisa le 14 juillet 1981, dans les jardins de l'Élysée, Mitterrand –la- Francisque. Bienfaiteur, paraît-il de l'école de Saint-Sulpice d'Excideuil où officiait alors Marie-Claire Lavaud,  sa complice, qui autrefois fut aussi la notre.  L'érudit, tout en suavités, du Périgord vert, reconnaît avoir favorisé grâce à « de sincères amitiés bien en place au sein de la citadelle(sic) républicaine » cette transhumance scolaire dont il fut le cornac discret !
  • De gauche à droite : Jean Bardoulat, Pascal Magontier,Paul Dalbavie & Georges Marbeck. « Le Périgord vert sous l'œil de la camera » Périgord Magazine Ch.C déc 1987
    Visiblement impressionné, l'auteur de l'article salive à l'évocation du champagne bu à cette occasion « historique » qui « était bon et si frais » À quoi tiennent les engagements politiques !
    Pour clore ce N°27 la quatrième de couv célèbre les 10 ans du parc qui, les contribuables le déplorent déjà, va être reconduit, en pure perte écologique, pour une décennie supplémentaire. Reconnaissants les apparatchiks et employés de l'officine ne boudent pas, loin de là, leurs nouveaux locaux administratifs assimilés  à un « cadeau » !
    C'est bien connu ces gens là bénéficient « de sincères amitiés bien en place au sein de la citadelle(sic) républicaine » régionale comme dirait Bardoulat !
    Ch.C le 23/10/08


  • Article ajouté le 2008-10-31 , consulté 173 fois

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