Météo

 

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Il paraît, question climat, que «ça chauffe» comme l'affirme une campagne de pub profitable surtout aux amis du pouvoir ! Si ça chauffe dans la période actuelle c'est, avant tout, au figuré. Des millions de français qui s'étaient découverts ultra-libéraux en emboîtant le pas de Sarkozy en mai 2007 font désormais grise mine et regimbent en endossant le costume des cocus  qui leur va si bien 2 ans plus tard ! Il est vrai que la crise, entre temps, est passée par là et que ces thuriféraires aventureux du capitalisme flottent aujourd'hui dans des vêtements trop larges qui les font ressembler à des rescapés des camps de concentration !

L'avantage de la nouvelle situation c'est qu'ils n'auront guère de mal à se serrer la ceinture autour de leur taille de guêpe !

Ça chauffait aussi, voilà 230 ans dans l'hexagone… et la météo, la vraie, pas la sociale, n'y était pas pour rien. Elle y était même pour beaucoup plus en matière de redistribution des cartes politiques biseautées, que le travail de sape de quelques olibrius embrigadés dans les sectes maçonniques de l'époque ou dans l'aréopage des  « nouveaux philosophes » révolutionnaires.

 En 1779 rappelle l'historien Emmanuel Le Roy-Ladurie la France subit une canicule extrême qui laissa derrière elle 200 000 morts, score plus significatif que les malheureux  17 000 décès occasionnés par la vague de chaleur de l'été 2003. L'évènement avait marqué les mémoires d'un pays essentiellement rural et fortement dépendant des bonnes fortunes climatiques. On sait qu'à cet égard les 2 dernières décennies du XVIIIème siècle furent désastreuses !

Qu'en sera-t-il du printemps 2009 ? Personne sans doute ne le sait parmi les prévisionnistes de tout poil ; ce qui est certain c'est que si les esprits commencent à s'échauffer… ça pourrait bien bouillir nonobstant les faibles incidences actuelles, hors périodes de congés-payés,  de la pluie et du beau temps sur les mouvements contestataires.

Ça pourrait bien bouillir et peut-être même beaucoup plus que certains ne l'envisagent en gardant l'œil rivé sur le compteur des avantages acquis. Comme les plantes et les animaux, les humains sont perpétuellement en quête du biotope le plus favorable à leur épanouissement. Les bouleversements climatiques radicaux de la fin du paléolithique supérieur ne posaient qu'un problème mineur aux populations de chasseurs cueilleurs magdaléniennes. Les spécialistes estiment qu'en Europe leur densité démographie n'excédait pas 30 000 individus ; Il était facile, alors, d'accompagner rennes et bisons dans leur migration septentrionale.

Demain toute la planète se donnera rendez-vous sur les seules terres où la vie demeurera supportable : les nôtres ! Et on n'a pas envie d'y accueillir toute la misère du monde.

Quand on vous dit que ça va bouillir !



Article ajouté le 2009-03-26 , consulté 88 fois

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