Les archéologues officiels, si prompts à menacer les chercheurs amateurs qui ne sont pas du sérail des foudres de la justice lorsqu'ils piétinent leurs plates-bandes en prennent à leur aise avec la réglementation lorsqu'ils sont confrontés aux impératifs budgétaires.
On veut bien croire qu'il n'y a plus de sous dans les caisses de l'INRAP et de la DRAC Aquitaine et c'est pourquoi on leur pardonnera le laxisme dont ils ont fait preuve à l'occasion de la « restauration » (sic ; nous y reviendrons) de l'église MHC d'Argentine !
Dernières atteintes en date à ce patrimoine local… le creusement, sans le moindre contrôle, de fosses énormes et de profondes tranchées au chevet et le long du mur gouttereau nord du sanctuaire.
Exit sépultures et mobilier détruits à cette occasion.
Plus grave à nos yeux sont les mutilations infligées à 3 tilleuls au moins centenaires dont les racines maîtresses ont été sectionnées sans état d'âme. Rendez-vous dans 2 ou 3 ans pour assister au dépérissement prévisible (1) de ces arbres magnifiques…
Ch.C le 15/6/2009
(1) Les racines principales sont les racines les plus âgées. Elles ont un rôle essentiel dans la stabilité de la plante et ce sont aussi par elles que passe l'essentiel de la nourriture récoltée par les poils absorbants. Si elle est coupée, une grosse racine ne repousse pas. C'est toute la partie aérienne de l'arbre correspondant à son flux de sève qui va dépérir. Les racines d'un arbre sont souvent liées au branches situées du côté opposé de l'arbre. Couper des racines principales au nord entraînera probablement le dépérissement des branches au sud.
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