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Serge Maury : un parcours en exemple

Pas d'ambiguïté malséante, s'il suit l'homme à la trace, comme nous l'apprend le long article, ainsi titré, qu'Hélène Rouquette-Valeins lui consacre dans Sud-Ouest édition du 29/5/2006, c'est que Serge Maury, l'archéologue départemental de la Dordogne, est un vrai pistard des mœurs et us et coutumes de nos ancêtres du paléolithique !

                     Loin d'être une fashion victime de la peopleisation médiatique qui, passant dorénavant des politiques aux fonctionnaires, ravage tous les milieux, Serge Maury, soucieux d'éduquer les générations montantes, donne, modestement, presque à contre-cœur sans doute, son parcours en exemple.

                     Grace au papier de notre consœur nul n'ignore plus aujourd'hui les détails de l'itinéraire initiatique que dut emprunter le jeune Serge pour parvenir à transformer en appointements coquets un matériau aussi vulgaire que le silex. Une performance relativisant toutes les recherches de Nicolas Flamel et qui méritait bien un coup de chapeau dans les pages France de notre confrère de la rue de Cheverus.

                      L'irrésistible ascension sociale du futur Monsieur Archéo du CG24 doit beaucoup aux rencontres et aux amitiés. Issu « d'une famille d'agriculteurs traditionnelle » le jeune garçon aurait pu se contenter, en guise d'avenir professionnel, de la vie aisée d'un bénéficiaire des subventions de la PAC ; C'était faire fi d'ambitions plus élevées que ne tarda pas à déceler chez « cet esprit éveillé » le curé de Saint-Antoine-de-Breuilh. Ce saint homme de prêtre poussa le jeune Serge, malgré les réticences initiales de ses parents, à poursuivre ses études. Dans l'austère établissement religieux qu'il fréquenta, la passion de la connaissance de notre plus ancien passé s'éveilla avec la découverte d'une collection de silex taillés oubliée dans les combles de son lycée. Membre fondateur d'une troupe artistique qui ravissait de chants et de théâtre les détenus de la maison d'arrêt, il fait, à l'occasion d'un spectacle, la connaissance d'un visiteur de prison … qui n'est autre que le père de Jean-Michel Geneste le futur "conservateur" (sic) de Lascaux (1). Le destin du jeune homme se précise ; devenu éducateur spécialisé, il consacre ses soirées, à l'âge ou tant d'autres s'étourdissent dans des lieux de plaisirs, à fortifier ses connaissances en matière de préhistoire. L'été venu il ne fréquente pas les plages à la mode préférant s'investir dans les fouilles que des chantiers locaux proposent. À cette époque de sa vie, Serge a su conforter son réseau relationnel… et soudain, en 1983, ses amis, unanimes, l'incitent à faire acte de candidature pour le poste d'archéologue départemental qui va être créé par le Conseil Général socialiste de ce terroir qui va bientôt devenir, par la grâce de publicitaires inspirés, « Le pays de l'homme.

                     Face à des concurrents expérimentés et surdiplômés, l'humble travailleur social n'avait apparemment aucune chance de l'emporter. La botte secrète du candidat fut d'être en phase avec le discours de l'époque qui invitait la collectivité à se réapproprier son patrimoine. Un coup de Jarnac imparable dans la France Mitterrandolâtre d'alors !

                     Exit les challengeurs ! Serge ne reste pas les deux pieds dans le même sabot. Deux ans plus tard il conçoit une exposition, à la cité des Sciences de La Villette, destinée à montrer aux scolaires comment fonctionne la recherche archéologique. Elle lui vaut les félicitations du ministre. L'amorce d'une démarche pédagogique qui le conduira à faire, des années durant, d'innombrables séances de démonstration de la taille du silex, enregistrées, avec un époustouflant réalisme, sur support vidéo.

                     À quelques encablures d'une retraite bien méritée, l'archéologue départemental se retourne sur son passé pour mieux appréhender l'avenir.  Oubliées les années de solitude passées dans son petit bureau étriqué… aujourd'hui il est entouré dans son service d'un personnel presque (?) pléthorique… des gens, certainement, qui, eux aussi, avaient des amis, qui vont s'atteler, paraît-il, avec le boss, à « mettre sur pied, avec la Croix-Rouge, des modules de formation pour des infirmiers psychiatriques à partir de la représentation de la mort et des maladies dans les sociétés préhistoriques. » Leur façon de trouver dans le passé du sens pour la vie d'aujourd'hui. 

Ch.C MAI 2006

(1) À la lumière d'événements récents ce titre de "conservateur" ne paraît plus être actuellement d'un emploi judicieux. Lire 

               Lascaux II cancer de Lascaux  

En 1986, au lendemain de la découverte d'un quatrième sanctuaire magdalénien dans le bassin de la Dronne, celui  de La Croix (Condat/Trincou), l'archéologue départemental Serge Maury , nous déclarait avec morgue et mépris «  Nous ne te sommes redevable de rien ! ». (1)

Hier, 26 septembre 2009, à l'occasion, d'une présentation exceptionnelle au public des gravures paléolithiques mises au jour en novembre 1983 dans la grotte de jovelle que nous venions de découvrir, il a manifesté, une nouvelle fois, sa volonté d'ostraciser l'inventeur de ce site récemment acquis, dans des conditions troubles, par le CG24 … en évitant soigneusement de l'associer à la manifestation (2).

Christian Carcauzon ne fait pas partie, il est vrai,  du sérail socialo-umpiste et bien évidemment judéo-maçonnique vernaculaire. Ceci explique-t-il cela ?

 

Jean Sarkozy à la tête de l'EPAD : nouvelle traduction d'une conception monarchique du pouvoir

Le 12 octobre 2009

Le Parti socialiste dénonce avec force le projet de nomination de Jean Sarkozy à la tête de l'EPAD.

Au-delà des doutes sur les capacités d'un élu inexpérimenté à gérer un des plus gros établissements d'aménagement d'Europe, elle relève du fait du prince, inadmissible en démocratie, et traduit l'extension de la mainmise du clan présidentiel sur l'Île-de-France.

Le PS dénonce, avec juste raison tant cette nommination relève d'une dérive bananière ou pire Poutinesque de la République, mais en Périgord on y va mollo dans la réprobation car le népotisme et le clientélisme y sont pratiqués à grande échelle… Tous les agents de la fonction publique territoriale en sont les bénéficiaires !



27/09/2009
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