argentine

Jovelle : une nouvelle grange médiévale.

Je nourris pour Jovelle une véritable passion qui me conduit à arpenter périodiquement, ses espaces caussenards.

Depuis l'automne, l'accès aux vestiges  du château est bloqué par un portail que je contourne, sans grande hésitation, assuré d'avoir conservé, pour les besoins de mes recherches, l'autorisation d'aller et venir que m'avait accordée jadis le propriétaire des lieux. Sur le plateau, hélas, la vie dorénavant s'en est allée ;  plus de moutons ni de vaches, pas davantage de chien vigilant. La cheminée de la maison adossée aux ruines ne fume pas, les volets sont rabattus, les portes et fenêtres restent fermées à double tour… Dans le ciel gris et froid de cette fin d'année, quelques grues attardées annoncent leur passage .rompant de leur complainte éraillée le silence sépulcral de la campagne périgourdine plongée dans le coma hivernal. Comme si je contemplais quelques-unes de ces photographies aux marges blanches dentelées qui fixaient jadis nos instantanés de bonheur,  je revois les visages souriants et cordiaux de M. et Mme Claude Busca,  les yeux sombres et pétillants d'intelligence de leurs enfants…et me rappelle les assauts irrésistibles de quelques graciles alpines-chamoisées qui escaladaient, en toute effronterie la carrosserie de notre 2cv.

Après un intermède d'un quart de siècle, Jovelle. renoue avec la solitude qui, chassée en 1984,avec l'installation des Busca, rodait toujours autour de l'ancienne forteresse certaine de fondre un jour  de nouveau sur sa proie !

J'ai pris comme prétexte à ma promenade d' aujourd'hui la recherche de nouveaux indices d'une occupation médiévale du plateau antérieure à la construction du château. Beaucoup sont connus de longue date, certains même ont été publiés sans pour autant susciter l'intérêt de prétendus archéologues. D'autres demeurent inédits : c'est le cas notamment de ce silo éventré  et réduit à sa seule face postérieure, par le front de taille d'une micro carrière de surface. Plus loin, l'exploitation ancienne du matériau calcaire a occasionné la disparition quasi totale d'une seconde fosse ovoïde tout a fait comparable à la précédente. Dissimulés par la végétation .ces 2 silos largement amputés pourraient bien être les derniers vestiges d'une structure de stockage du grain d'une importance bien plus considérable que celle de la grange voisine du bois de Halas qui en  abritait une dizaine.

Des investigations complémentaires pourraient révéler en périphérie des trous de poteaux et éventuellement  des sablières basses ce qui permettrait d'estimer les dimensions réelles du bâtiment.

 

 

Le matin même, dans la vallée de la Nizonne, j'avais, à la faveur d'une prospection plus attentive des 2 flancs rocheux d'un talweg parcouru dès 1986, remarqué un silo isolé en contrebas de la  grande salle d'un cluzeau presque totalement comblé. Les trois autres cavités karstiques répertoriées à proximité ont fait, au moyen-âge certainement, l'objet de remaniements anthropiques. L'une d'elle se prolonge par une très étroite diaclase remontée sur une dizaine de mètres jusqu'à un rétrécissement que quelques coups de burin devraient rendre assez vite pénétrable.    

Le prochain tome de « Cluzeaux et souterrains du Périgord » consacré au Mareuillais… si toutefois il paraît en 2010 ne rendra pas compte de ces observations. Annoncé pour l'été 2009 l'ouvrage promis à une édition à compte d'auteur ne devrait pas en faire état !  À parution   nous rédigerons un inventaire complémentaire car on doute que l'auteur, M.Serge Avrilleau, ait pu réaliser un travail exhaustif. On parie qu'il y aura des surprises?

Ch.C les 26/27 décembre 2009

 

 

Lu sur le site du PNRPL (http://www.parc-naturel-perigord-limousin.fr/culture_et_patrimoine/terre_de_batisseurs/cluzeaux_et_grottes)

« En remontant encore le temps, le Parc peut s'enorgueillir de receler des grottes ornées, fleurons de la préhistoire. Les sites (MHC) de Teyjat, Champeaux-et-la-Chapelle-Pommier et Vieux-Mareuil sont de remarquables exemples d'art pariétal. »

Rappelons que Les grottes de Jovelle (La Tour Blanche), de Fronsac (Vieux Mareuil), de La Font-Bargeix (Champeaux) & La Croix (Condat-sur-Trincou) (les 3 dernières sont situées dans le territoire du Parc)  ont été découvertes par Christian Carcauzon et non pas par un de ces innombrables apparatchiks grenouillant et pantouflant au sein de ces PNRPL, PIP, PEMA, PEP, CPIE, Pays Périgord Vert, Agence Culturelle Départementale... parasitant les finances publiques et dont le CG24 régional-socialio-Umpiste, mais nonobstant judéo-maçonnique, a le secret !

 

 Jovelle : La machine à remonter le temps consulté 2250 fois depuis son classement en archives. Nombreuses illustrations en ligne.

 



27/12/2009
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