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Sauvetage de la Mémoire Occitane

L'inutile, dérisoire et dispendieuse opération dite de Sauvetage de la Mémoire Occitane initiée par le CPLO, dirigée par le Conseiller général de Brantôme, Jean Ganiayre, et chapeautée par l'Agence Culturelle Départementale Dordogne Périgord (ACDDP) s'est traduite par l'archivage numérique de témoignages oraux chancelants qui, à grands frais commencent à faire l'objet d'une présentation au public sur supports audio-visuels.

Il y a longtemps que des enquêtes de ce type, menées en des périodes où la culture autochtone était encore vivace  ont été effectuées à la plume Sergent-Major ou au stylo Bic : Réalisées alors même que  l'usage de l'occitan était généralisé, leurs apports, apparaissent bien plus intéressants et crédibles que ceux de l'opération baptisée « Mémoire de Demain ». qui ne sont alimentés que par des brimborions de souvenirs surnageant difficilement au milieu de décombres télévisuels !

 Elles ont donné lieu à des montagnes de publications qui encombrent les rayonnages des archives départementales et des bibliothèques publiques comme celles des sociétés savantes locales.

Il suffit d'y puiser pour faire revivre des traditions et des modes de vie aujourd'hui disparus aussi complétement que le dodo (dronte (Raphus cucullatus),  , exterminé par les colons européens aux XVII et XVIIIèmes siècles, à la Réunion !

Au lieu d'exploiter patiemment ce fonds d'une richesse extraordinaire les modernes Don Quichotte de l'occitanie ont donc préféré dans le but de recueillir  les derniers souffles d'une culture moribonde, jouer du magnétophone, du caméscope et de l'appareil photo.

Cette initiative, financée en grande partie par les conseils général et régional aura permis à une joyeuse troupe de protégés du pouvoir régional-socialiste local de s'ébattre dans la campagne périgourdine

Le contribuable des cantons de Mareuil et de Jumilhac-le-Grand pourra juger de la qualité de leurs prestations au printemps de cette année.

À l'occasion de la restitution « des productions culturelles issues de la collecte Périgord vert » (sic) il pourra voir, du 21 avril au 20 mai, à la salle des fêtes de Vieux-Mareuil et à la mairie de Mareuil l'exposition du photographe Nicolas Lux, suite de 70 portraits, fruits d'une commande des archives départementales (http://www.cg24.fr/modules.php?name=News&file=topics&topic=1).

Ces images stéréotypées qui relèvent du « Minimal art » sont en quelque sorte le degré zéro de l'écriture photographique. .Elles donnent à contempler, dans l'attitude figée du modèle subissant l'épreuve de la photo d'identité, le visage inexpressif d'aînés impressionnés  par une séance de prises de vues totalement réifiée.

Il était facile d'obtenir de meilleurs résultats : il suffisait de saisir ces femmes et ces hommes dans la familiarité de leur environnement et non pas de les « prendre » col tendu, à la lumière d'un unique paraflash électronique dans un placard à balais transformé en studio. Il y fallait aussi un soupçon d'affection et de connivence… sinon d'empathie  !

Pour illustrer notre jugement on soumet à l'examen de nos lecteurs quelques-uns des innombrables portraits que nous avons réalisés en des époques où il n'était pas encore nécessaire de s'attirer la faveur des élus pour pouvoir honnêtement gagner son pain  ! (voir Articles/Les gens de ce pays)

Christian Carcauzon était tout juste, à ce moment là un photographe qui avait encore de la tendresse pour ses semblables ! 

Ch.C le 25/2/2008



20/03/2008
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