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CPIE de Varaignes/ Filons juteux !

Filons juteux !

 

Le tourisme fait recette en Dordogne. Presque ¼ de l'économie périgourdine repose dorénavant sur cette activité. Institutionnels ou privés les gestionnaires de sites ouverts au public comme les promoteurs d'activités de loisir s'y entendent à merveille pour remplir leur tiroir-caisse Dans le département nombreuses sont les attractions qui pallient leur absence d'intérêt en ayant recours à de véritables stratégies de séduction publicitaire.  En la matière, c'est bien entendu Lascaux 2 qui, toutes catégories confondues, se taille la part du lion : près de 300 000 visiteurs viennent chaque année s'extasier devant les affligeantes décalcomanies d'un fac similé qui, à cause des pollutions multiples que son exploitation génère, porte le coup de grâce au très proche sanctuaire original

Le « Village du Bournat » célébration, façon Disney land, de « La réserve d'indiens » si chère au cœur du Président Cazeau, draine, bon an mal an 160 000 vacanciers. Trop heureux de s'offrir une immersion dans l'univers de pacotille de « Jacquou le croquant», ces derniers déversent des montagnes d'euros dans les coffres de l'entreprise du Bugue. En haute saison, juillet-août, un couple avec 2 enfants en débourse 38 pour assister à la fabrication d'un clou à l'ancienne, à la cuisson d'une miche, au tressage d'une corde, au tournage d'une toupie, à la confection d'un cadran solaire, d'un panier, au modelage d'un pot, au tressage  du blé… au travail patient du batteur de faux, de la dentellière, de la fileuse, du scieur de long, du charbonnier, du sabotier, de l'apiculteur, du bourrelier comme du feuillardier !

De quoi engranger toute une moisson de souvenirs qui déjà naturalisés (1) franchiront allégrement les décennies !

Aussi efficacement qu'en d'autres temps la peste noire, le concept se propage de proche en proche. Il fait notamment, les beaux jours et les recettes opulentes du village gaulois de Beynac

Rien d'étonnant à ce que le filon suscite des appétits jusque dans les confins du Périgord Vert Angoumoisin.

À  Varaignes c'est le CPIE qui s'emploie à le faire fructifier. Cette association, enfant chérie du pouvoir régional socialiste local, veut être un Centre permanent d'initiatives (sic) pour l'environnement. On peut douter de la qualité de ses convictions en matière de protection des milieux naturels quand elle propose, sans états d'âme… la pratique de la spéléologie à titre d'activité ludique mais nonobstant rémunératrice ! (2)

On sait combien le monde souterrain est fragile et y introduire des cohortes de touristes revient à lâcher un troupeau d'éléphants dans un magasin de porcelaines ! Qu'il y ait de la casse et de la pollution dans les grottes importe peu… ça ne se voit pas de la surface et puis ça rapporte !

Faire du profit, c'est justement l'ambition de l'officine nontronnaise qui, avec trois fois rien, mais contre paiement d'une somme rondelette se propose d'animer les mornes journées de vacanciers en perdition dans ce bastion extrême de la ruralité profonde !

Pour 14 € par personne, repas non compris, le CPIE choie, toute une journée, un public infantilisé avide d'activités occupationnelles. Au programme des réjouissances de la matinée : visite du château et de son musée des tisserands, fabrication de pantoufles par les visiteurs qui, certainement, à l'occasion de cet exercice prendront leur pied, remise au cours d'un apéritif local (?) « des charentaises et des diplômes ( !!!) d'honneur ».

Après le repas pris obligatoirement dans une des auberges du bourg… (l'Auberge rouge est-elle du nombre ?) la joyeuse troupe, pour dissiper les vapeurs de l'alcool et éliminer les calories fournies à profusion par la grasse, rustique et roborative cuisine du terroir, ira, sur les traces des métallurgistes des siècles passés  « chercher du minerai dans d'anciens sites d'extraction ». Elle rencontrera à l'occasion de cette équipée un charbonnier spécialisé dans la production du combustible destiné au barbecue dominical… qui assure une clientèle constante aux services hospitaliers chargés de soigner les petits et grands brûlés !

Une si mémorable balade culturelle ne s'achèvera pas sans une visite de l'éphémère forge à canons royale de Forgeneuve : ce modeste bâtiment industriel a belle allure cependant et sans bourse délier on peut, à son gré, le contempler solitairement en s'épargnant le verbiage d'un guide.

L'Association propose, pour un euro de plus, mais toujours sans le repas, 15€ donc, un autre circuit sur la thématique de la meunerie… Savez-vous que les meuniers avaient sale réputation ? Leurs clients les accusaient de prélever plus que leur dû payé en nature !

Le CPIE préfère quant à lui les espèces sonnantes et trébuchantes !

Ch.C le 6/12/2007

 

(1)   autrefois on disait empaillés

(2)   Dans le sud de la Dordogne, à Cadouin plus précisément, un autre Centre Permanent, mais cette fois-ci de Médiation du Patrimoine, baptisée « Au fil du temps » vend, lui aussi, des prestations touristiques préjudiciables à l'environnement comme l'atteste le bandeau publicitaire ci-dessous . Ainsi que le CPIE de Varaignes Au fil du temps est financièrement soutenu par le CG24.


Avec Fil, notre détective du Patrimoine, partez en Quad, dans la forêt de la Béssède, à la découverte des paysages variés de la forêt de la Bessède.
Il vous accompagnera dans les villages du Moyen Age nichés au cœur de cette forêt.
Pour vous, par équipe, il a concocté énigmes et défis qui vous permettront de mieux connaître ces lieux insolites.

                                        

 

CPIE (avec un P comme Parasite et un E comme Erémiste) : Le CPIE de Varaignes (24), Centre permanent d'initiation à l'environnement (sic), dont l'utilité est loin de sauter aux yeux, a connu, en 2005, un déficit financier qu'absorbera, sans rechigner, la collectivité départementale régionale socialiste ! l'Activité ludo-pédagogique de cette structure associative devenue, au fil des ans, une douce niche professionnelle pour les 10 permanents qu'elle emploie, participe, il est vrai, de la gabegie financière officielle du CG 24.

                     En 2006, le CPIE aura l'occasion d'accroître le montant de ses pertes puisqu 'il annonce, sans état d'âme, le développement de l'animation Lud'Eau vive (une stroumpherie nontronnaise ?), la création d'un « outil pédagogique » (resic) « en 3 D sur la géologie locale », son implication étroite dans des recherches ethnographiques (!!! ???), l'offre de « repas historiques occitans », la création d'une « université de pays du développement durable » (!!!???), la continuité de partenariats avec la Pologne et la Grèce, la création d'un « autoguide de visite du village de Varaignes » et enfin la réalisation d'un nouveau site internet sur lequel, une boutique en ligne, proposera les cochonnailles et les liqueurs du terroir dont la vente, assurément, compensera tous ces investissements décidément cruciaux !

                     Au cas où cela ne suffirait pas, la DDSP s'arrangera pour priver d'allocations RMI indues  les exclus des exclus du département, tous individus parasitaires… qui, il faut en convenir, n'ont rien de commun avec les employés du CPIE de Varaignes et d'ailleurs !

LE 21/4/2006

Lire aussi nos échanges avec Père Igor dans La Rochebeaucourt et Argentine sur la toile ! dans la réponse au courriel suivant



10/12/2007
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